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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 13:50

Édition du dimanche 9 août 2009



Mende :

 

Les grands moyens déployés pour juguler un incendie dans un bâtiment de déchets chimiques à Mende.

L’inquiétude est restée réelle durant plusieurs heures. Jusqu’à ce que tout risque de pollution sérieuse soit écarté par le spécialiste de la cellule chimique des services d’incendie et de secours, venu en urgence du Gard, par hélicoptère. Un vrai soulagement.

Car hier matin, peu après 7 h 30, c’est dans un bâtiment contenant des déchets industriels dangereux (ou DID) qu’un incendie s’est déclaré. Là même où, sur les hauteurs de Mende, dans la Zac du causse d’Auge, l’entreprise « Environnement 48 » stocke essentiellement des hydrocarbures souillés, des huiles alimentaires et des solvants usagés. Filiale du groupe Chimirec, cette société est en effet spécialisée
dans la prise en charge de ces DID, pour le compte des professionnels ou des collectivités.

Immédiatement, les pompiers dépêchaient sur place les moyens des centres de secours de Mende, mais aussi de Marvejols, Florac, Langogne, Rieutort-de-Randon et Chanac. Soit une dizaine de camions et une soixantaine d’hommes. De leur côté, les forces de police installaient un large périmètre de sécurité. « Avec les risques liés à la fumée et aux possibles explosions, nous n’avons voulu prendre aucun risque, souligne le commissaire mendois Noël Torres.
Heureusement que cet incendie s’est déclaré un samedi et que la plupart des entreprises de la zone sont fermées. Sinon, il aurait fallu sans doute procéder à des évacuations… »

Peu avant 11 heures, le feu était maîtrisé. Aucun blessé n’était à déplorer. Après analyse, les fumées se révélaient peu toxiques. « Et comme il y avait peu de vent, le panache est monté bien haut et s’est bien diffusé », constate le lieutenant-colonel Éric Single. 

Dépêché sur place par la préfecture, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) effectuait des prélèvements sur les eaux d’extinction afin d’en déterminer le contenu exact. Il faudra plusieurs jours avant d’en connaître les résultats.

Pour éviter que ces eaux se déversent massivement vers le Lot, les pompiers de Langogne, spécialisés dans les risques chimiques, s’appliquaient à effectuer un pompage le plus performant possible.

Hier soir, l’origine du feu restait inconnue. L’enquête a été confiée à la police de Mende. Les 24 salariés de l’entreprise « Environnement 48 » pourraient connaître une période de chômage technique.

Alerte pollution après un feu dans une usine

 



MATHIEU LAGOUANÈRE
SOMME - Un incendie a touché dans la nuit d’hier une usine de traitement de métaux à Nibas, près d’Amiens, détruisant partiellement sans faire de victimes un bâtiment où se trouvaient notamment des produits toxiques, cyanures de potassium et de sodium.

Source :
http://www.midilibre.com/articles/2009/08/08/A-LA-UNE-Alerte-a-la-pollution-apres-un-feu-dans-une-usine-875820.php5


Édition du lundi 10 août 2009

 


Mende "
 

Environnement 48" : des mesures de sécurité prescrites après l'incendie
 
Samedi, un incendie s’était déclaré dans cette entreprise mendoise de traitement des déchets, notamment chimiques.

L’arrêté préfectoral est tombé hier. Il prescrit « des mesures conservatoires » au lendemain de l’incendie qui a détruit un bâtiment de stockage de l’entreprise Environnement 48, sur la Zac du causse d’Auge, à Mende. Un bâtiment qui abritait des hydrocarbures souillés, des huiles alimentaires et des solvants usagés, notamment.
Filiale du groupe Chimirec, cette société est en effet spécialisée dans le transport et la gestion des déchets, notamment chimiques, pour les professionnels ou les collectivités.

La secrétaire générale de la préfecture de Lozère, Catherine Labussière, « conformément au code de l’environnement afin de limiter les conséquences
de cet incendie sur l’environnement » a donc très officiellement émis plusieurs demandes en direction de l’exploitant.

Avant tout, les activités de stockage de déchets dangereux sont suspendues jusqu’à remise en conformité des installations. « Le redémarrage ne pourra être autorisé qu’après analyse des causes de l’incident et des mesures correctrices sur les nouvelles installations », prévient ainsi l’État.

Pour autant, cela signifie pas que l’activité d’Environnement 48 doit s’arrêter. « La collecte et le stockage des huiles usagées ne sont pas concernés par la suspension d’activité, ni les activités de transit de déchets, dans la mesure où elles continuent à être conformes au dossier d’autorisation », écrit la préfecture.

Alors, les 24 salariés de l’entreprise sinistrée pourront-ils tous embaucher ce matin ? Et avec quelles perspectives ? « Rien n’est encore décidé, confiait hier les gérants, abattus par l’incendie. Nous verrons ça, ce lundi matin. »

Outre le maintien de l’installation sinistrée « en sécurité permanente », l’État demande l’évacuation ou le recyclage de tous les déchets dans des installations classées autorisées. Il requiert aussi le stockage des eaux d’extinction polluées contenues dans les égouts, les cuves et les bassins de rétention dans des conditions de sécurité jusqu’à élimination. L’exploitant est aussi tenu « de surveiller le milieu vis-à-vis du risque de pollution des sols, des eaux superficielles ou souterraines. »


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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 12:36
Explosion sur un site de traitement de déchets
Hier après-midi, un employé de Chimirec, entreprise qui traite des déchets dangereux à Javené, près de Fougères (Ille-et-Vilaine), a été blessé dans une explosion. : Ouest-FranceHier après-midi, un employé de Chimirec, entreprise qui traite des déchets dangereux à Javené, près de Fougères (Ille-et-Vilaine), a été blessé dans une explosion. : Ouest-France

Une déflagration a fait un blessé à Chimirec, une usine de traitement de déchets dangereux à Javené, près de Fougères (Ille-et-Vilaine).

Hier après-midi, un employé de Chimirec, entreprise qui traite des déchets dangereux à Javené, près de Fougères (Ille-et-Vilaine), a été blessé dans une explosion. Comme à son habitude, l'opérateur, équipé de protections spéciales, manipulait des déchets inflammables à base de solvants. Une réaction chimique s'est alors produite. Un souffle a retenti, suivi d'un départ de feu. L'homme a été brûlé au dos. Des employés sont parvenus à maîtriser le feu. À l'arrivée des pompiers, l'incendie était éteint. L'opérateur blessé a été hospitalisé, à Fougères.

Bertrand Vivier, le directeur du site, s'est montré très rassurant quant à une éventuelle pollution. « Les conditions de sécurité dans lesquelles nous effectuons nos opérations empêchent toute fuite, a-t-il déclaré. Nous travaillons sur des petites quantités pour éviter la propagation en cas d'incident. »

Les produits manipulés par l'opérateur ont immédiatement été analysés. « Même en cas de déversement, il s'effectuerait dans des espaces de rétention et n'irait en aucun cas à l'extérieur », rassure Bertrand Vivier.

Deux hypothèses sont soulevées pour expliquer l'accident : des émanations de gaz dues à la chaleur ou une erreur humaine. L'enquête de gendarmerie est en cours. L'entreprise a pu reprendre ses activités dès hier.

Géraldine HOUDAYER.

Ouest-France

Source : http://www.rennes.maville.com/actu/actudet_-Explosion-sur-un-site-de-traitement-de-dechets-_dep-678072_actu.Htm
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 12:33
Feu en pleine nuit à Chimirec-Norec, à Ecques
mardi 01.01.2008, 10:28
Feu en pleine nuit à Chimirec-Norec, à Ecques Le feu a pris en pleine nuit dans un local à l'extrémité du bâtiment.

Hier vers 3 h 15, le feu a pris dans un bâtiment de Chimirec-Norec, à Ecques.

Hier vers 3 h 15, les services de secours ont envoyé de gros moyens à Ecques après avoir reçu un appel concernant un feu à Chimirec-Norec. Cette entreprise traite en effet des déchets liquides divers, des produits chimiques, des résidus pétroliers, etc. Une trentaine de pompiers de quatre centres de secours sont intervenus sous la direction du capitaine Bellengier.

Le sinistre ne s'était pas heureusement déclaré dans le secteur de stockage de produits dangereux mais dans un bâtiment où il n'y avait que des produits pétroliers en petite quantité. Un camion de l'entreprise qui se trouvait à proximité a été endommagé. •

La Voix du Nord

Source : http://www.lavoixeco.com/actualite/Bassins_d_emploi/Littoral/Audomarois/2008/01/01/article_feu_en_pleine_nuit_a_chimirec_norec_a_ec.shtml
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 18:32

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:57





Source Presse : Progrès : Le samedi 10
octobre 2009

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:08



Source presse - du jeudi 8 octobre 2009 - Article de Charlotte GAZARIAN

Ceux qui souhaitent donner leur avis sur le projet vont devoir faire vite. L'enquête publique qui se déroule actuellement à la mairie de Bouvesse-Quirieu, au sujet de l'implantation de l'entreprise de tri et de regroupement "Chimirec", dans la commune, s'achèvera le 15 octobre.

Du coup, les membres de l'association "Sans nature pas de futur", qui s'opposent au projet, organisent une réunion d'information lundi 12 octobre, à Montalieu-Vercieu, jetant ainsi leurs dernières forces dans ce qui représente pour eux un vrai combat, en faveur de l'environnement.

« Il y a encore trop de personnes qui disent ne pas être informées, ou ne pas avoir saisi l'importance du projet, indique Mireille Alexandre, présidente de l'association. Lors de la réunion, ils pourront poser toutes leurs questions, on leur donnera une réponse claire et juste. »

« Encore  trop de personnes disent ne pas être informées »

L'association pourra même répondre aux questions techniques, concernant les déchets triés, stockés, etc., certains membres ayant travaillé dans des entreprises traitant des matières dangereuses.

« Nous espérons qu'il y aura beaucoup de monde lors de cette réunion, lance la présidente. Nous allons évoquer la situation de Montmorot [ndlr : là où se situe le siège de Chimirec centre-est] et de Bouvesse-Quirieu, en faisant une mise au point des dangers réels liés à l'implantation de Chimirec. Après, les gens pourront aller en mairie, dire s'ils sont pour ou contre le projet et expliquer pourquoi. »

Dix arguments contre le projet Chimirec

Expliquer pourquoi elle n'est pas d'accord, c'est en tout cas ce que Mireille Alexandre a fait, auprès du commissaire enquêteur chargé de prendre les différents avis, en mairie. Celle-ci a ainsi mis en avant 10 arguments, comme le risque de pollution de la nappe phréatique, le trafic routier qui devrait augmenter, ou encore les emplois « illusoires » qui sont envisagés après l'installation de l'entreprise.

« Cette réunion, c'est la dernière chose que l'on peut faire avant la fin de l'enquête publique, confie la présidente. Après, advienne que pourra ! »

REPÈRES
L'ASSOCIATION
"Sans nature pas de futur" a été créée en début d'année, en partie à cause du dossier Chimirec. Depuis qu'ils ont eu connaissance du projet, les membres de l'association ont distribué des tracts et créé un blog, sur lequel ils publient les courriers envoyés aux différents acteurs du projet.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://sansnaturepasdefutur.over-blog.net.
L'ENQUÊTE PUBLIQUE
Celle-ci se déroule depuis le 15 septembre et jusqu'au 15 octobre, à la mairie de Bouvesse-Quirieu. « L'enquête se passe sereinement, il y a beaucoup de visites et d'observations dans le registre, indique le maire, Jean-Claude Champier. Les gens font part de leurs inquiétudes et de leurs arguments. »
LA réUNION
La réunion d'information sera organisée lundi 12 octobre, à 20 h 30, à la salle de l'ancienne cantine, sur le parking de la MJC de Montalieu-Vercieu (près de la salle Ninon-Vallin).
Renseignements auprès de Véronique Attavay, vice-présidente de l'association au 04 74 88 59 55.


Paru dans l'édition 38B du 08/10/2009 (280ad5e0-b02c-11de-b88a-63f4c4ef2592)
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:45




Source : Presse :  du samedi 18 avril 2009 - Aujourd'hui en France


Santé

Mobilisation contre les cancers environnementaux
« Aujourd'hui, 85 % des cancers, qui sont la cause de décès la plus fréquente en France, avec plus de 800 nouveaux cas quotidiens, sont liés à nos modes de vie et à notre environnement. » C'est en partant de ce constat que Jean-Loup Mouysset, oncologue et président de l'association Ressource, a réuni hier et aujourd'hui à Aix-en-Provence plus de six cents médecins. L'objectif de ce congrès international est de mieux identifier les facteurs environnementaux potentiellement responsables de cancers. « Une étude de l'association Santé environnement (Asef) vient de démontrer que l'air intérieur des crèches est pollué mais la seule annonce du gouvernement est… de lancer une nouvelle étude dans 150 établissements, déplore Jean-Louis Mouysset. On sait aussi que les poissons des fleuves sont contaminés aux pyralènes (PCB) et que cette substance chimique est responsable de cancers du sein. On ne fait que constater sans agir. » Dix mesures phares d'ici fin mai Atteint d'un cancer du rein depuis quatre ans, Bernard Giraudeau a été invité au congrès et il attend lui aussi « des actes ». « On vit quotidiennement dans un environnement polluant et tout cela conduit à des déséquilibres biologiques énormes, souligne l'acteur. J'ai eu une vie stressante à l'extrême et j'ai beaucoup fumé mais j'essaye aujourd'hui de mener une vie plus régulière. Il faut se mettre au travail pour lutter contre toutes les sources de pollution. » Jeudi, le professeur Marc Gentilini a remis un rapport aux ministères de la Santé et de l'Ecologie contenant soixante propositions destinées à réduire les expositions toxiques responsables de cancers, maladies cardiovasculaires, respiratoires ou neurologiques. Après avoir étudié en détail ces soixante mesures, le gouvernement devrait dégager d'ici fin mai dix mesures phares.


Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Société

http://www.leparisien.fr/societe/mobilisation-contre-les-cancers-environnementaux-18-04-2009-483335.php


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 20:29
En grand merci à ce journaliste (voir e-mail) qui nous a permis d'être crédible aux yeux des lecteurs de la Voix de l'Ain. Et qui informe les lecteurs de notre réunion.

Ainsi qu'à la journaliste du Dauphiné  .

Au Progrès, qui publie gratuitement sur le "Progrès -  secteur Ain" la date de notre réunion !

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De :
Jean Yves Flochon
Envoyé : mercredi 7 octobre 2009 07:54
À : 'Rédaction'
Objet : RE: A l'attention de Mr Jean-Yves FLOCHON

Bonjour,

Nous publierons ce vendredi l’annonce de votre réunion d’information. Nous verrons ensuite pour faire le point sur le dossier.

Jean-Yves Flochon

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 20:36



« Nous voulons que la société joue la transparence. » Daniel Oriol ne cache pas sa détermination. Le secrétaire du CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) de la société Trédi souhaite dénoncer des dysfonctionnements relevés lors de l'incident du 15 juillet sur le site salaisien de Trédi.

« Avec les autres membres du CHSCT, nous avons effectué une analyse du sinistre. » Ils affirment avoir mené une véritable enquête à l'issue de laquelle plusieurs points noirs sont ressortis.

Un stockage inadéquat

« D'abord, ces déchets n'auraient pas dû être acceptés par la direction, du moins pas dans ce conditionnement. » Pour Daniel Oriol, Trédi a la capacité de traiter ce type de déchets, « nous avons la filière (celle mise en place pour traiter les déchets du Probo Koala en Côte-d'Ivoire, ndlr), le souci est qu'ils ne sont pas arrivés dans le conditionnement adéquat. Il aurait fallu des fûts de 30 kilos. Là ils sont arrivés dans des "big-bags" de plusieurs centaines de kilos. »

Pour le secrétaire, l'explication est simple : « Trédi a subi la pression du client et de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement  Et puis, il y a la course aux résultats où il n'y a que le fric qui compte ! »

« La direction minimise l'incident »

Toujours selon Daniel Oriol, « à partir du moment où ces "big-bags" sont arrivés dans la filière, il y a eu des réactions : des dégagements de gaz se sont produits. Aussitôt, la direction a arrêté le processus. La décision a alors été prise de les stocker, en attendant... » Ils ont alors été entreposés sur une plateforme de stockage à l'extérieur.

Deuxième dysfonctionnement pour le CHSCT : « Le personnel du laboratoire a alerté la direction que ce stockage était inadéquat avec un vrai risque d'embrasement et d'émission de gaz. Mais ils n'ont pas été écoutés. » Et les faits leur ont donné raison semble-t-il : « Un orage a éclaté le 15 juillet au matin et les produits qui étaient à l'air libre, et connus pour réagir à l'eau, ont émis des gaz ! »

Troisième point noir : « Contrairement à ce que la direction de Trédi a affirmé, il ne s'agissait pas de simple vapeur d'eau : il y a eu un dégagement de chlore, affirme Daniel Oriol. Du personnel a été incommodé avec des irritations au niveau des yeux et des voies respiratoires. Et ce, malgré leurs protections. »


Du chlore présent dans le nuage

À la suite de l'embrasement des produits chlorés, le POI (Plan d'opération interne) a été déclenché. « L'incident est arrivé vers 5 h 30 et on estime que le POI a dû être déclenché vers 6 h 30, mais nous n'arrivons pas à savoir l'horaire exact. Ensuite les secours qui ont été rapidement présents ne sont intervenus pour noyer le produit qu'à 10 h 30. D'après ce que l'on m'a expliqué, du temps a été perdu avec les procédures. Et vers 10 h 30, le constat des pompiers a été que de la vapeur d'eau se dégageait des pastilles de chlore ! Mais de 5 h 30 à 10 h 30, à mon avis, la diffusion du chlore avait largement le temps de se faire. Pour nous, la direction minimise l'incident ! Mais je veux bien reconnaître qu'une fois le POI déclenché, elle perdait la main au profit du préfet. Il faut toutefois dire la vérité aux gens. Je pense que ce n'est que comme ça que nous sommes crédibles. »

Face à ces constats, Daniel Oriol a proposé à la direction d'intégrer le périmètre de la plateforme chimique de Roussillon afin de « pouvoir bénéficier de leur service médical et de leurs pompiers. »


REPÈRES
Trédi
Le site de Trédi à Salaise-sur-Sanne accueille un incinérateur qui traite notamment des ordures ménagères, mais aussi toutes sortes de déchets dont les plus célèbres restent ceux issus de la pollution du Probo Koala en Côte-d'Ivoire.
L'incident du 15 juillet
Le 15 juillet dernier, vers 5 h 45, l'alerte est donnée sur le site de Trédi. 15 m² de déchets de pastilles de chlore ont réagi vraisemblablement à un violent orage et dégagé d'épaisses fumées blanches. Le POI est déclenché.
Et les personnels des sites voisins de Trédi sont soit confinés soit évacués (voir notre édition du 16 juillet).

 

Frédérique VUILLAUME
Paru dans l'édition 38B du 26/09/2009 (350f1102-a8fc-11de-b14b-70a94f62bb06)
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 20:30

Grosse frayeur hier matin sur le bassin roussillonnais.

Un inquiétant nuage blanchâtre s'est répandu dans le ciel de Salaise-sur-Sanne et ce à très faible altitude.

La formation de ce nuage à teneur chlorée depuis la plateforme Trédi à Salaise-sur-Sanne a mobilisé d'importants moyens en sapeurs-pompiers et gendarmes.

Si aucune mesure de confinement n'a été prise envers les populations, quatre personnes ont été incommodées par les vapeurs alors que les routes situées à proximité ont été fermées à la circulation.

15 m³ de déchets chlorés provenant d'un incendie dans la Drôme, survenu le 2 juillet

L'alerte a été donnée à 5 h 45, hier matin. Par les salariés de l'entreprise Trédi, spécialisée dans le traitement thermique de déchets industriels.

« Ce dégagement de fumée provenait d'une plate-forme de stockage extérieur. Il s'agit d'un stock de pastilles d'eau de javel pour le traitement des piscines en attente de destruction », précisent les responsables de la société.

Aussitôt, d'importants moyens en sapeurs-pompiers des centres de Roussillon à Vienne ont convergé sur le site.

Un poste de commandement a été

  installé et la cellule mobile d'intervention chimique de Vienne et Bourgoin-Jallieu déployée. Des rideaux d'eau ont été mis en œuvre afin de diluer le nuage.

« Nous allons tout d'abord effectuer des mesures pour évaluer le risque de ce panache pouvant contenir du chlore et de l'ammoniac. Mais également sur le site. Il s'agit d'environ 15 m³ de déchets stockés à l'air libre. En fonction des résultats, nous déciderons de la procédure à mettre en œuvre afin de maîtriser le sinistre », indiquait le commandant Olivier Cronbois, chef des opérations.

Mais difficile à ces heures matinales de discerner l'impact de ce dégagement de l'ensemble des brumes, y compris pour les sapeurs-pompiers eux-mêmes.

Les premiers résultats étaient rassurants malgré un plafond nuageux particulièrement bas : aucune valeur significative n'a été détectée quant à la toxicité éventuelle des dégagements. Seules quelques traces d'ammoniac ont été mesurées.

« Notre chance est la présence d'un vent de 20 km/h et ce malgré un plafond très bas », reconnaissaient les sapeurs-pompiers.

Un risque d'irritations auprès des populations

Parallèlement à cette montée en puissance des secours, les gendarmes de la compagnie de Vienne, sous le commandement du lieutenant Jean, ont bouclé le site ainsi que les routes voisines comme le CD 4.

 

« Le risque premier pour les populations consiste en des irritations des yeux et de la gorge ». Malgré l'absence réelle de danger, et donc par mesure de sécurité, les personnels des sites industriels voisins à Trédi ont également été évacués ou confinés (pour les sites nécessitant une présence humaine 24 heures/24).

En milieu de matinée, sur le site même, une réunion placée sous l'égide du sous-préfet de Vienne avec l'ensemble des acteurs (pompiers, Drire, exploitant du site) a décidé de noyer le stock en cause. Une opération réussie sans aucun problème.

 

« Cette procédure décidée collégialement a permis d'éteindre le feu tout en diluant le produit de la façon dont le prévoit son usage premier ».

Les eaux ont été confinées en vue d'un traitement ultérieur. Restait alors à déblayer le site.

Origine accidentelle

Au final, le bilan fait état de quatre personnes légèrement incommodées. L'une d'entre elles a dû être évacuée vers l'hôpital de Vienne en raison de ses antécédents médicaux.

On apprenait que le stock de pastilles qui s'est consumé provenait d'un incendie survenu le 2 juillet dernier dans la Drôme.

 

Ce jour-là, une remorque de produits chlorés de l'entreprise Oxena avait pris feu sur le parking d'une entreprise de transport à Malissard.

 

Spécialisé dans le traitement des déchets, Trédi devait se charger du traitement des lots indirectement touchés (notamment par les moyens d'extinction mis en œuvre dans une remorque voisine de celle sinistrée) et donc impropres à la commercialisation.

Enfin, selon les premières investigations menées par les gendarmes de Roussillon, l'hypothèse accidentelle de l'origine du sinistre ne fait aucun doute.

 

REPÈRES
Les sapeurs-pompiers engagés
Au plus fort des opérations, pas moins de 60 soldats du feu en provenance de l'ensemble du département ont été mobilisés.
Ils provenaient des centres de Péage-de-Roussillon, Agnin, Chanas, Vienne, Bourgoin-Jallieu, La Côte-Saint-André, Izeaux, Saint-Etienne-de-Saint-Geoire, Beaucroissant, Moirans et Seyssinet.
Un dispositif placé sous les ordres du commandant Olivier Cronbois de l'agglomération grenobloise.
 
Les gendarmes engagés
Sous le commandement du lieutenant Jean, une quinzaine de gendarmes étaient engagés sur le terrain, essentiellement de la brigade de Roussillon et du Psig de la compagnie de Vienne.


Vincent WALES avec Hervé COSTE
Paru dans l'édition 38B du 16/07/2009 (84264b58-7129-11de-b9e4-0d9cf2b9c727)
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Présentation De L'association

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