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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 17:47

 

 

Etude interessante sur la relation entre certains polluants COV chlorés et autres et les effets systémiques par inhalation, effets cancérigènes.etc.... 

http://www.invs.sante.fr/publications/2009/composes_organiques_volatiles_rhone_alpes/rapport_zi.pdf

link

pages : 74

 

A lire page 1

Certaines zones en Rhône-Alpes concentrent à la fois de nombreuses industries, un important trafic 

routier et de grandes populations, ce qui pose la question de l’impact sanitaire des émissions 

atmosphériques sur ces zones.  

Trois zones ont été retenues pour l’étude, où l’industrie chimique est particulièrement implantée : 

le sud lyonnais (Pierre-Bénite, Saint-Fons), le sud grenoblois (Pont-de-Claix, Jarrie) et la moyenne 

vallée du Rhône (Roussillon, Salaise-sur-Sanne). 

Dans un but d’information des acteurs locaux et d’aide à la définition de priorités d’action en matière 

de réduction des émissions, l’objectif de l’étude était de s’appuyer sur la métrologie pour : 

- évaluer les expositions chroniques par inhalation aux COV, HAP et métaux lourds émis par les 

sources extérieures de pollution dans les quartiers les plus exposés à ces sources sur les zones 

d’étude ; 

- estimer les risques sanitaires potentiels associés à ces expositions. 

Les mesures ont été financées par la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) 

de Rhône-Alpes. Elles ont été réalisées par Atmo Rhône-Alpes en 2006/2007 avec 2 ou 3 points 

de mesure par zone d’étude, 4 campagnes de mesures (une par saison) pour un total d’environ 36 

jours de prélèvement pour chaque polluant et chaque point de mesure. Atmo Rhône-Alpes a 

rédigé un rapport indépendant détaillant les résultats métrologiques. 

Onze COV chlorés, 5 COV précurseurs de l’ozone, 2 aldéhydes, 4 métaux lourds et 15 HAP ont 

été retenus pour l’évaluation des risques sanitaires. Pour beaucoup de ces polluants, les 

concentrations mesurées étaient assez variables d’un jour à l’autre avec, parfois, des pics 

importants de pollution. Dans ces conditions, les jours échantillonnés pouvaient avoir une influence 

sur les concentrations d’exposition moyennes annuelles calculées. D’autre part, il a été fait 

l’hypothèse que les concentrations mesurées en 2006/2007 permettaient d’estimer les expositions 

moyennes des personnes sur de longues périodes. Ceci a constitué l’incertitude majeure de 

l’évaluation des risques. Pour beaucoup de polluants, les concentrations mesurées sur les 

différents points de mesure d’une même zone étaient assez proches, ce qui a permis de 

considérer une certaine homogénéité des expositions dans les quartiers entourant les points de 

mesure. Mais des situations particulières ont été identifiées pour certains polluants à proximité de 

certains points de mesure. Malgré ces limites, l’étude a montré l’intérêt de s’appuyer sur des 

mesures pour évaluer les risques sanitaires par inhalation associés aux émissions de COV, HAP 

et métaux lourds. 

L’évaluation des risques a fait ressortir qu’il n’y avait pas d’effet systémique attendu sur les zones 

d’étude en lien avec les expositions étudiées mais que les expositions par inhalation à certains 

COV étaient susceptibles de générer des risques cancérigènes. Il s’agissait notamment :  

- pour la zone du sud lyonnais : du chlorure de vinyle monomère (en particulier sur Saint-Fons), 

du benzène, du 1,3-butadiène, du tétrachloroéthylène (sur Pierre-Bénite et Saint-Fons), de 

l’acétaldéhyde (sur Saint-Fons) ; 

- pour la zone du sud grenoblois : du formaldéhyde (sur Jarrie), du benzène, du 1,2-

dichloroéthane (sur Jarrie) ; 

- pour la zone de Roussillon : du benzène. 

D’un point de vue sanitaire, ces COV sont donc apparus comme ceux devant faire l’objet d’actions 

prioritaires de réduction des émissions.  Cependant, les concentrations d’exposition par inhalation 

à certains COV dans les zones d’étude, associées aux sources extérieures de pollution sur ces 

zones, étaient plus faibles ou du même ordre de grandeur  que les concentrations d’exposition à 

l’intérieur des logements de l’ensemble de la population française (du fait des sources intérieures 

de pollution). 

Par ailleurs, les nombres potentiels de cas de cancers en excès sur les zones d’étude susceptibles 

de survenir en lien avec les expositions étudiées (sous l’hypothèse de concentrations d’exposition 

similaires dans le passé et dans l’avenir) restaient très faibles, au regard du nombre total de cas attendus. 

source : http://www.invs.sante.fr/publications/2009/composes_organiques_volatiles_rhone_alpes/rapport_zi.pdf

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 10:31
CHIMIREC  et son employé : le député Thierry Solère ...
CHIMIREC  et son employé : le député Thierry Solère ...
CHIMIREC  et son employé : le député Thierry Solère ...
CHIMIREC  et son employé : le député Thierry Solère ...
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 16:40

Notre association n'a jamais reçu le registre du cancer ...

Le nombre de leucémies, myélomes, lymphomes, divisé par la superficie du département de l'Isère ne serait pas assez élevé pour provoquer une enquête sanitaire, d'après les autorités en la matière !

Le déni est désormais une stratégie de com ...

                                            

Pour une meilleure visibilité, vous pouvez cliquer ici

D'après une étude sur Isère magazine Novembre 2013 page 27

Notre association a demandé le registre du cancer aux services du Docteur COLONNA ...  

 

 

MAGAZINE ISERE

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 10:31


POUR INFORMATION



Vous pouvez retrouver cette article sur cette page internet :
 

http://www.bakchich.info/article3271.html

CANCERS et INCINERATEURS - L'enquête - vérité

 

C’est une bombe, mais à retardement : l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS), a mis en ligne discrètement, le 27 mars, les résultats inquiétants d’une enquête très fouillée sur les risques accrus de cancers pour les populations ayant vécu près d’un incinérateur d’ordures ménagères. Le constat est accablant : il y a davantage de cas…

Le ministère de sa santé n’en a pas fait grand cas : le rapport de l’InVS, consultable sur le site de cet organisme, restait introuvable sur celui du ministère à la date du 6 avril. Peut-être ne faut-il pas remuer ces sujets « anxiogènes » ou réveiller des scandales oubliés… Ce silence est d’autant plus étonnant que l’InVS écrit, à la page 126 de son rapport : « Il est recommandé de diffuser largement les résultats obtenus de manière accessible au grand public ». De plus, la ministre Roselyne Bachelot connait très bien le dossier : c’est elle qui, ministre de l’environnement en 2002, avait sommé les préfets de fermer les incinérateurs les plus polluants.

Une enquête menée sur 10 ans et 4 départements

Cette étude de l’InVS mérite pourtant le détour : il s’agit de la première enquête de grande ampleur menée sur le sujet. Elle a permis de remonter le temps, sur 10 ans (1990-1999) dans quatre départements (Isère, Haut-Rhin, Bas-Rhin et Tarn) avec 16 incinérateurs. La santé de 2,5 millions d’habitants a été passée au peigne fin et 135 000 cas de cancers ont été analysés entre 1990 et 1999. Fin 2006, l’InVS avait publié des premiers éléments de cette méga-enquête. Ils étaient déjà inquiétants, sans être encore très fiables.

Les résultats définitifs, plus alarmants, ont surpris mêmes les plus avertis : le fait avoir vécu tout près d’un incinérateur pendant 10 à 25 ans entraîne un risque accru de cancer, de + 4 %. Les femmes sont plus touchées : tous cancers confondus, le risque est accru pour elles de 6%.

Confirmation pour des cancers déjà suspectés

Certains cancers sont particulièrement en cause. Ainsi, pour le sarcome du tissu mou (STM), le risque accru est de + 22 %, hommes et femmes confondus. Le STM est un cancer rare, déjà repéré par les scientifiques comme pouvant traîner à l’ombre des incinérateurs. Cette étude confirme la suspicion. L’autre cancer également suspecté est le lymphome malin non hodgkinien (LMNH) : il affiche, ici, une surfréquence de + 12 %.

Ces deux fautifs avaient déjà été signalés par le professeur Jean-François Viel, s’attirant des remarques acerbes de certains experts. Dès 2000, cet épidémiologiste du CHU de Besançon avait constaté qu’il y avait 2,3 fois plus de cas de LMNH dans les populations qui vivaient sous le panache de fumée de l’incinérateur de Besançon (lire l’encadré).

De Seveso aux œufs shootés à la dioxine

Le cancer du sein, évoqué pour la première fois

La force - et l’aspect troublant - de l’étude, c’est que tous les résultats vont dans le même sens. Un risque accru a été découvert pour pratiquement tous les types de cancers : + 16 % pour les myélomes multiples et les cancers du foie. Et + 9 % pour le cancer du sein. L’InVS souligne que ce dernier résultat est nouveau et surprenant, inconnu de la communauté scientifique à ce jour, à tel point que l’Institut n’avait pas du tout prévu, au départ, d’enquêter sur ce cancer. Il l’a ajouté par la suite.

La pollution des incinérateurs, suspect probable

Prudent, l’InVS met en garde : le lien de cause à effet n’est pas scientifiquement prouvé entre l’augmentation des cancers et l’exposition aux rejets des incinérateurs. Mais, vu la convergences des études sur le sujet, on s’en rapproche tout de même ! Les auteurs du rapport l’expliquent à leur façon, à la page 125 : l’enquête de l’InVS « complète un faisceau d’arguments solides en faveur du rôle causal des expositions environnementales aux émissions atmosphériques d’incinérateurs d’ordures ménagères sur l’incidence de certains cancers ». C’est un peu du Dali, mais cela va mieux en le disant.

Des cancers 30 ans après

Enfin, l’InVS précise qu’il a pris en compte une période de latence de 5 ans pour les leucémies et de 10 ans pour tous les autres cancers. Or 5 et 10 ans, c’est court. Autrement dit, tous les cancers n’ont pu être comptabilisés dans l’étude, car ils ne sont pas encore déclarés. « Il y a de forts risques que les résultats sous-estiment la réalité, souligne le Cniid, association de militants anti-incinération, avant d’ajouter : « le pic d’apparition des cancers n’est ainsi peut-être pas atteint ».

L’InVS le confirme dans son langage technique : « La période d’observation de notre étude ne pourrait correspondre qu’au début de la période de surincidence induite par l’exposition aux émissions d’incinérateurs ». Les cancers peuvent apparaître 30 ans après l’exposition à certaines substances. On ne peut être plus clair.

Une secousse pour les industriels

Cette étude à de quoi secouer le monde de l’incinération. Certes, les normes de rejets, imposées depuis janvier 2006, sont beaucoup plus strictes. « On peut, dès lors, s’attendre à une diminution du risque de cancer chez les populations exposées aux niveaux actuels d’émission » précise l’InVS. Mais la pollution des sols reste, elle, importante et certains exploitants pourraient, sait-on jamais, être interrogés sur le passé.

Petit rappel historique : en 1994, le ministre Michel Barnier (il était alors en charge de l’environnement et président du conseil général de Savoie) avait écrit au commissaire européen pour l’enjoindre de ne pas durcir la législation sur les incinérateurs, parce que les industriels risquaient de pas s’en remettre. La commission avait quand même imposé de nouvelles normes.

Le gouvernement français avait du fermer en catastrophe celui de Gilly-sur-Isère en octobre 2001, déclenchant une enquête judiciaire, qui s’est achevée par un non-lieu fin 2007, au grand dam des associations de riverains qui avaient porté plainte. Plusieurs dizaines d’autres unités ont dû être fermées dans la foulée. Certaines de ces installations étaient des barbecues géants à ciel ouvert et crachaient des dioxines à gorge déployée : 750 fois plus que les normes à Gilly… Et 2260 fois plus que les normes à Maincy/Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne), record absolu !

La France a été condamnée en 2002 par la Cour européenne de justice pour n’avoir pas fait respecter la réglementation sur les émissions de dioxine des incinérateurs.

Restée championne de l’incinération, avec 128 installations en fonctionnement, la France ne souhaite pas vraiment ranimer les vieux démons, avec ces enquêtes sanitaires. D’autant qu’une quinzaine de nouveaux incinérateurs sont en projet, suscitant déjà de vives oppositions locales : en Corse (projet abandonné récemment) ; à Marseille/Martigues ; à Clermont-Ferrand, où 500 médecins viennent de manifester. Lors du Grenelle de l’environnement, les associations ont réclamé, en vain, un moratoire.

Cette étude ne tombe vraiment pas bien.

 

ÉCRIRE
UN COMMENTAIRE
AFFICHER LES

 

  • Cancers et incinérateurs : l’enquête-vérité
    le lundi 5 mai 2008 à 15:03, Quoi ?? a dit :

    La faible médiatisation du rapport par les pouvoirs publics me rappelle comment, en leur temps, ont été mis sous le boisseau les résultats des tests mettant en évidence les risques sanitaires liés à l’utilisation du pyralène (PCB), du roundup ou de l’hormone de croissance bovine …

    Encore une fois, les intérêts économiques écrasent les questions de santé publique. Monsanto n’est pas le seul géant à savoir y faire ..

     
  • Cancers et incinérateurs : l’enquête-vérité
    le dimanche 27 avril 2008 à 09:37, les RG a dit :

    Quand on pense que les soubassements de routes, de bâtiments, sont faits avec les "mâchefers" récupérés dans les incinératueurs, cela fait peur.

    A nos infos-rue , les passants nous répondent : "bof, il faut bien mourir de quelque chose", et "qu’est-ce qu’on peut y faire ?" : c est décourageant.

    La convention internationale et supranationale ( au-dessus des lois de notre république bananière ) d ’ Aarhus est peu utilisée par les militants écolos, qui préfèrent souvent dans la défense - ex. les faucheurs d ’OGM - à l’ attaque : dommage. A voir sur nore blog.

    L’ INFO citoyenne est importante : une info vivante, dynamique, peut déjà être utile : hommage à Pavlina , une ado d ’ Arles qui informe avec pêche et créativité, et à notre RG Jo , idem à Nîmes . Pas besoin d ’être nombreux , si l’ ation est vivante , elle passe.

     
  • la vérité est peut-être ailleurs !!!
    le mardi 8 avril 2008 à 21:38, Habitué a dit :
    Dans le rapport cité page 8, paragraphe discussion, les auteurs de l’étude rappellent que : La méconnaissance de l’histoire résidentielle, l’absence de contrôle au niveau individuel des grands facteurs de risque de cancer,(professionnelle, tabagisme, consommation d’alcool, traitement médical,, alcool) l’usage d’un indicateur global d’exposition décrit de manière collective ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux rejets des incinérateurs et l’incidence des cancers. Autant dire qu’il faut prendre ces conclusions avec prudence !!
     
  • Cancers et incinérateurs : l’enquête-vérité
    le mardi 8 avril 2008 à 17:49, René Deléglise a dit :
    Il me semble important de rappeler quelques éléments qui manquent dans votre article : — cette étude de l’InVS confirme, avec quelques nuances, les résultats provisoires annoncés dès l’automne 2006 ; il n’y a donc pas (pardonnez-moi) de véritable scoop en la matière ; — les auteurs de l’étude rappellent qu’il n’est pas possible d’extrapoler ses résultats à la situation présente vu que les émissions des incinérateurs actuels (moins de 10 g sur toute la France en 2006) n’ont rien à voir avec ce qu’elles ont été dans le passé (plus de 1 kg/an sur toute la France) ; — une autre étude de l’InVS, menée en collaboration avec l’Afssa, a montré qu’aujourd’hui, il n’y a pas de surexposition des populations riveraines des incinérateurs par rapport au reste de la population ; les riverains des incinérateurs actuels ne courent donc pas plus de risque que les autres ; — l’incinération est aujourd’hui une source secondaire d’émission de dioxines, en particulier par rapport au secteur dit "résidentiel et tertiaire", autrement dit au chauffage des bureaux et logements (notamment à cause des émissions dues au chauffage au bois). A titre d’exemple, on parle beaucoup de l’incinérateur de Fos, qui devrait bientôt ouvrir ses portes. Il émettra 0,02 g/an de dioxines, alors que l’usine Arcelor, située sur le même site, en émet 12 g/an. Contre qui faut-il alors lutter : contre l’incinérateur, ou pour que l’usine Arcelor filtre mieux ses émissions ? Enfin, à toutes fins utiles, je rappelle : — que les autres modes de traitement des déchets (et en particulier la décharge) ont aussi des impacts, notamment sur les populations riveraines et en termes d’effet de serre, sur lesquels on entend assez peu les "écologistes" ; — qu’une fois que l’on a trié et valorisé par recyclage ou compostage tout ce qu’on peut extraire des ordures ménagères, il reste toujours un "résiduel" qui va soit en décharge, soit en incinérateur ; même en Allemagne, où le tri est pourtant très poussé, le résiduel constitue encore environ 50 % du tonnage global ; — que les industriels du déchet se font des marges colossales sur la décharge (environ 40 %) alors que sur l’incinération, la marge est nettement moindre (environ 10 %). Question : puisque ce qui ne va pas en incinérateur va en décharge, à qui profiterait la fermeture des incinérateurs (ou le moratoire sur l’incinération) ?… Vous avez deviné… RD

 

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 09:09

UN EXEMPLE A NE PAS SUIVRE, et pourtant ... 

L'enterrement de ce scandale environnemental a donné lieu à un film

" la juge et la dioxine "

Depuis 1992, on a guère avancé, même si l'incinération des déchets est reconnue comme une mauvaise solution par l' ADEME, ZEROWASTE ( anciennement le CNIID ) et autres associations  ... 

A ce jour, les normes de rejets de cheminées des incinérateurs datent toujours de 2002, changement prévu dans 4 ans ... 

 

APPEL CITOYEN POUR RESISTER A L'ENTERREMENT OFFICIALISE - DEPUIS LE MERCREDI 21 NOVEMBRE 2012 - D'UN SCANDALE ENVIRONNEMENTAL SANS PRECEDENT EN FRANCE, CONSIDERE COMME EMBLEMATIQUE AU NIVEAU EUROPEEN : « L'AFFAIRE 
DES DIOXINES DE L'INCINERATEUR DE GILLY-SUR-ISERE (Albertville, Savoie,France) »


Nous continuons à vouloir résister à  l'enterrement annoncé de cette affaire que nous vivons depuis ses débuts.
 

Merci de donner l'occasion à tous les citoyens épris de justice et de
démocratie, aux militants associatifs, aux amoureux de la nature, aux curieux d'informations sérieuses et complètes, prises à la source, de  lire sur www.pierre.ivanes.free.fr le site du lanceur d'alerte des pollutions de l'incinérateur depuis 1992, et merci de faire circuler cette info.

Ce drame sans précédent devait être traité comme un cas exemplaire, emblématique des lancements d'alertes environnementales, du Principe de Précaution, du déni de responsabilité des élus gestionnaires du site et de la société exploitante.

Comment veut-on que les futurs responsables de sites dangereux tirent des leçons pour l'avenir si un tel procès public et sa médiatisation ne participent pas à UNE PRISE DE CONSCIENCE décidemment urgente en matière de protection de l'Environnement ?

Or, nous nous heurtons à une incurie médiatique impressionnante. Sans une information de fond, il nous semble vain et même hypocrite de pleurer les victimes, les sols et le foin contaminés, le lait détruit, les troupeaux abattus, et le combat associatif long et ingrat ; dont Pierre Ivanès peut largement témoigner !

Mercredi 21 novembre 2012, nous apprenons par des annonces laconiques la relaxe de l'exploitant de l'incinérateur, la société NOVERGIE Centre-Est,qui avait fait appel en 2011 de sa condamnation à 250 000 euros d' amende.

Le Simigeda, propriétaire et gestionnaire de l'incinérateur, syndicat
d'élus de tous bords, ayant en effet échappé au procès en se dissolvant
purement et simplement en 2009, Novergie se trouvait seule à la barre.
Le Dauphiné Libéré commente à peine ce qu'il semble considérer comme la fin inévitable des 10 ans d' action judiciaire concernant  l'affaire des dioxines » de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère (fermé en 2001 après révélation OFFICIELLE et TARDIVE de pollutions anormales).

Ces brèves ne nous expliquent toujours pas ce qu'est devenue la plainte de Novergie contre le Simigeda , ( pour entrave à la justice et organisation frauduleuse d'insolvabilité).

La plainte de Novergie contre le Simigeda ( étonnante alors que la société semblait pouvoir régler l'amende requise  et se débarrasser du procès, mais, apparemment affaire de principe) aurait pourtant pu faire rebondir le procès, du moins donner envie aux médias de traiter sérieusement le sujet, revenir sur les responsabilités de chaque partie.

Ces brèves ne parlent pas non plus de l'indemnisation prévue pour les différentes associations de victimes à la barre des plaignants depuis 2002.

Le volet judiciaire semble bel et bien terminé, même s'il nous manque ces informations.

Le volet scientifique et sanitaire nous semble bien peu exploré, alors
qu'il y a peut-être des toxicologues à interroger, qu'il aurait
fallu associer aux enquêtes.

L e volet médiatique ne cesse de nous impressionner par son incurie. Le scandale de  Gilly-sur-Isère sera peut-être commenté un jour également comme un scandale médiatique.

Le volet politique est vide, ce qui est incompréhensible vu l'ampleur
nationale de l'affaire. Peut-être parce que Gauche, Droite, Verts étaient
tous impliqués dans la gestion de l'incinérateur!

Le volet associatif nous est toujours incompréhensible. L' Acalp, créee pourtant après la fermeture de l'incinérateur a occupé le devant de la scène, avec l'avocat Me Billet souvent seul cité par les médias, alors qu'il y avait d'autres avocats, d'autres plaignants,
d'autres associations, d'autres points de vue, et peut-être
d'autres pistes qui auraient permis d'éviter cette impasse
judiciaire.

Le volet nature (dont le devenir du site pollué) ne semble plus intéresser personne, ce qui est inexplicable à notre époque de préoccupation  environnementale.
Même les études parues sur « l'affaire des dioxines » (de nombreuses
études sociologiques, françaises et européennes, sorties sur cette affaire emblématique et même des études sur son traitement médiatique ) sont à notre  connaissance, toutes tombées plus ou moins dans les travers constatés dans les médias.

Reste le volet citoyen, le volet critique, essentiel dans tous les combats
associatifs environnementaux : en parler, faire circuler une autre source
d'information, demander aux médias de faire un travail
d'autocritique et d'investigation,  interpeller nos élus sur le
principe de précaution et l'écoute des lanceurs d'alerte, demander
des comptes, s'étonner, s'indigner, s'informer !

Tant qu' il y aura des citoyens curieux et critiques, à réagir, chacun
selon ses possibilités, pourra s'informer,  « l'affaire » existe toujours.

Alors, terminée, « l'affaire des dioxines » de l'incinérateur de
Gilly-sur-Isère ?

Et si nous nous interrogions maintenant sur le déroulement judiciaire de cette affaire depuis dix ans, sur les orientation prises, les pistes écartées,l'absence étonnante du témoignage du principal lanceur d'alerte, les questions laissées sans réponse ?

Et si nous interrogions les grands scientifiques sur les pistes de recherche qu'ils ont, ou auraient suggéré si on les avait interrogés pour apporter des preuves d'incidence sanitaire des différents polluants en cause sur le site ?

Et si, au-delà du volet judiciaire, l'on se penchait enfin sérieusement
sur les raisons du drame de Gilly-sur-Isère avant les années 2000, sur
l'inertie des pouvoirs publics, la surdité des élus de tous bords, devant
des alertes pourtant inlassables ?

Et si l'on commentait le traitement médiatique de l'affaire ?

Traitement spectaculaire en 2001 quand les médias, locaux et nationaux, ont soudain fait leurs Unes indignées sur des pollutions dont on elles étaient également prévenues en vain, puis traité par le petit bout de la lorgnette avec  des années durant la simple annonce de mises en examen de personnalités, qui ont fini par lasser, avec la répétition des mêmes informations, superficielles,partielles, voire erronées, occultant les questions de fond ; et pour finir ce silence surprenant. Nous étions sans doute fort naïfs d'espérer que des journalistes pourraient faire des investigations réelles, au lieu de tendre leurs micros aux éternels mêmes acteurs.

Pierre Ivanès a ouvert son site dans ce but : témoigner de son combat de lanceur d'alerte, de sa connaissance de l'affaire et de ses acteurs, donner des faits, poser des questions, interpeller, chercher d'autres pistes d'investigations.

Merci d'avance!

Pour voir le site site www.pierre.ivanes.free.fr

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 15:56

Vu sur le Progrès du 29 novembre 2013 ...

 Notre association rappelle que le Professeur BELPOMME, cancérologue , président de l' ARTAC (association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse) était venu pour une conférence débat sur les liens entre cancers et environnement le 22 avril 2011 ...

En 2013, les élus se poseraient ils encore des questions ?

Dépêchez vous de réfléchir, Il serait temps ... 7 500 nouveaux cas de cancers sont déclarés chaque année en Isère ( voir Isère magazine novembre 2013, page 27, suivant l'étude  du Docteur COLONNA ).

 

le-progres-cancer-et-environement.jpgN

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 19:43

Cancers : les risques environnementaux sont mal estimés

 

Un rapport de préfiguration du troisième Plan Cancer recommande de diminuer les seuils tolérés d'exposition de la population aux sources environnementales polluantes. En particulier les gaz d'échappement des moteurs diesel.

Hygiene / Securite / Sante | 02 septembre 2013 |

 

 

Actu-Environnement.comRéduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail Cancers : les risques environnementaux sont mal estimés © dalaprod Jean-Paul Vernant, professeur d'hématologie à l'Université Pierre et Marie Curie, a remis le 30 août aux ministres chargées de la santé et de la recherche ses recommandations pour le troisième Plan cancer, qui couvrira la période 2014-2018. Ces propositions doivent venir enrichir les réflexions des groupes de travail mis en place par les deux ministères en collaboration avec l'Institut national du cancer (INCa) pour élaborer ce plan. Ce dernier, qui s'appuiera également sur le bilan du deuxième plan rendu public il y a quelques jours et qui sera complété par une évaluation du Haut conseil de la santé publique, sera dévoilé début 2014. Des expositions pour la plupart multiples "Les données épidémiologiques récentes et les estimations de risque attribuent aux expositions environnementales un nombre important de décès par cancer", relève le rapport. Mais les risques environnementaux sont encore "mal connus et mal estimés", juge-t-il, prenant exemple des perturbateurs endocriniens. En effet, "les expositions sont pour la plupart multiples et de nombreux facteurs de confusion existent". "Seul le radon a fait l'objet d'un objectif de la loi de santé publique de 2004", déplore le document. Et encore ne portait-il que sur les établissements de santé et d'enseignement de 31 départements. De plus, si le diagnostic a été posé, les mesures de protection n'ont, quant à elles, pas été recensées. Le deuxième Plan cancer a certes étendu ce contrôle à l'habitat et prévu une information de la population, mais le rapport considère ce plan comme insuffisant. Le document rappelle le classement par le Circ des champs électromagnétiques de radiofréquences comme cancérogènes possibles pour l'homme, de même que celui des particules fines rejetées par les moteurs diesel comme cancérogènes certains. Les auteurs recommandent de diminuer les seuils tolérés d'exposition de la population aux sources environnementales polluantes, par une limitation des sources de pollutions atmosphériques industrielles et urbaines, dont les gaz d'échappement des moteurs diesel, une limitation des toxiques polluant les eaux comme les pesticides, et la mesure des expositions aux perturbateurs endocriniens. Autre objectif affiché : une augmentation du nombre d'équipes de recherche travaillant sur les liens cancer/environnement. Ce qui passe par le soutien à la constitution de cohortes, la caractérisation clinique et biologique des cancers d'origine environnementale en les comparant avec les cancers "spontanés" et un renforcement des études d'impact sur la santé. Augmenter la déclaration des cancers d'origine professionnelle "Le nombre reconnu de cancers d'origine professionnelle est encore très faible, particulièrement pour les cancers non liés à l'amiante", relève par ailleurs le rapport. Sur les 1.773 cancers reconnus en 2010 (en baisse de 3,1% par rapport à 2009), 1.473 résultent d'expositions anciennes à l'amiante, mais seulement 74 aux poussières de bois, 63 aux huiles et goudrons et 41 au benzène. "Si pour les grandes entreprises le document unique d'évaluation des risques professionnels est opérationnel, il est le plus souvent inexistant en ce qui concerne les PME et TPE", souligne le document. Les rares qui s'y sont lancées, ajoute-t-il, l'ont fait plus "pour respecter une obligation que dans un objectif de réduction des risques". Le rapport propose comme objectif d'augmenter la déclaration des cancers professionnels. "Cette déclaration est le temps essentiel pour mieux connaître les risques liés à une exposition professionnelle", expliquent les auteurs. Ce qui passe par l'évaluation de l'efficacité des consultations "cancers professionnels" prévues par le deuxième Plan cancer et le soutien aux programmes de recherche "articulant la clinique et la médecine du travail". Le professeur Vernant souligne cependant le progrès des connaissances scientifiques, citant l'étude de l'Inserm qui confirme des liens entre exposition à certains pesticides et cancers. "La mise en œuvre de la politique de traitement des sites pollués par des cancérigènes reconnus est encore peu lisible", tempère toutefois le rapport, qui compte sur les éclaircissements du plan Santé Environnement. Afin de diminuer les risques professionnels, notamment l'usage des pesticides chez les agriculteurs et des produits CMR dans l'industrie, le rapport recommande la mise en place d'un recueil longitudinal des données d'exposition des professionnels tout au long de la vie, le soutien des cohortes dans la durée sur le modèle de la cohorte Agrican, ainsi que la mise en place d'une cohorte des travailleurs agricoles antillais en raison de l'exposition au chlordécone. Sans oublier l'étude du risque particulier de cancer d'origine professionnelle dans les populations défavorisées, la réduction effective des inégalités de santé liées au cancer étant l'un des trois objectifs stratégiques proposés par ce rapport.

Laurent Radisson

 

Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/cancers-risques-environnementaux-professionnels-Professeur-Vernant-Plan-Cancer-19333.php4

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 17:53

CHIMIREC a trouvé la commune la plus passive du canton et un entremetteur des plus zélé, le maire de Bouvesse Quirieu, difficile de faire mieux! Quels sont les arguments officiels de ce choix? L'unique motif évoqué serait l'apport d'une trentaine d'emplois localement, mais sans aucune certitude!

Les dits emplois pourraient fort bien être pourvus sur la très proche zone d'activités d'ARANDON, habilitée à recevoir des installations classées, avec plus de 68 hectares disponibles, financés par tous les contribuables du Pays des Couleurs!

Le terrain retenu pour accueillir la plateforme CHIMIREC, au lieu-dit "l'étang", n'est pas compatible : zone humide, proximité immédiate des habitations (220m pour certaines) lotissements, zone commerciale, pôle scolaire de Montalieu-Vercieu, à l'encontre des directives préconisées par le SCOT. Mais nos élus, tous unis à la C.C.P.C, s'en moquent royalement...

Un petit nuage de pollution supplémentaire par ci, un ajout de nuisance sonore par là, une éventuelle petite dose de pathologie cancéreuse en bonus, des terrains agricoles potentiellement contaminés, des habitants résignés et amorphes, des biens immobiliers encore plus à la dérive, cela vous convient il vraiment?

Qu'importe, à Bouvesse Quirieu ce n'est pas grave, l'essentiel c'est que l'implantation de CHIMIREC se fasse le plus loin possible de Morestel, n'est ce pas Mr le Conseiller Général ( notaire de cette affaire), Mr le Président de la C.C.P.C ! C'est tellement mieux d'avoir tous les avantages et aucun inconvénient politique ! Belle démonstration de votre 'irresponsabilité'.

Merci les habitants de Bouvesse Quirieu, merci Mr le Maire et autres responsables ...

Allons, réveillez vous habitants de Bouvesse Quirieu et alentours, un peu de courage et de bon sens, pensez à la santé de vos proches, à votre environnement, aux générations futures, c'est tellement important ...

Il y a une réelle OPPORTUNITE qui se profile, se sont les prochaines élections municipales 2014, engagez vous, ne laissez pas les autres décider à votre place.

Ce n'est pas toujours facile de vivre à Bouvesse Quirieu en fonction de certaines nuisances générées par la cimenterie VICAT ( bruit nocturne, rejets du co-incinérateur) mais avec l'addition de CHIMIREC, on pourra faire une croix sur le " cadre de vie sans cesse amélioré" comme l'affirme Mr le Maire !

IL NE FERA PLUS DU TOUT BON VIVRE A BOUVESSE QUIRIEU, NI AUX ALENTOURS ...



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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 18:09

Les déchets dangereux

Vue sur le site  eMag de SUEZ ENVIRONNEMENT - cliquez sur le  lien

Les déchets dangereux | eMag de SUEZ ENVIRONNEMENT

Les déchets dangereux, issus principalement de l’activité industrielle, peuvent avoir un impact sur la santé ou l’environnement. Différentes techniques de traitement permettent de les valoriser ou de les stocker sans danger.

 

LES DÉCHETS DANGEREUX, C’EST QUOI ?

DANS LA FAMILLE DES DÉCHETS DANGEREUX, ON TROUVE :

Les sols pollués, les déchets chimiques, les déchets issus du traitement des déchets, les déchets minéraux de la construction, les déchets de soins et biologiques, les solvants usés, les équipements hors d’usage, les véhicules au rebut, les batteries et accumulateurs et les huiles usées.

Les déchets dangereux sont des déchets contenant, en quantité variable, des éléments toxiques ou dangereux pouvant présenter un impact sur la santé humaine ou l’environnement. Ils peuvent être de nature organique (solvants, hydrocarbures…), minérale (acides, boues d’hydroxydes métalliques…) ou gazeuse. Ils possèdent l’une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : explosif, hautement inflammable, irritant, nocif, toxique, corrosif, mutagène ou cancérigène.

Les déchets dangereux constituent 3% des déchets produits en Francechaque année, soit 11,5 millions de tonnes en 2010. Les deux tiers proviennent de l’industrie et du secteur du bâtiment. Plus précisément, le secteur de la production et du traitement des déchets génère le plus fort contingent de déchets dangereux, suivi par la construction (produits à base de goudron, terres et cailloux pollués), le tertiaire et l’industrie chimique.

On dénombrait en 2010 94,5 millions de tonnes de déchets dangereux dans l’Union européenne, soit un peu moins de 4% de la production totale de déchets. Les trois premiers producteurs sont l’Allemagne (19,9 millions de tonnes), la France et le Royaume-Uni (9,4 millions de tonnes).

 

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Présentation De L'association

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  • : Respect de la Nature et de l'environnement sur la commune de Montalieu-Vercieu 38390 Association de protection de l’environnement et de la santé en Rhône-Alpes. Risques liés aux déchets industriels dangereux proches habitations
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