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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:30

Bonjour,

Le 14 mai signe le départ d’une instruction à l’encontre de Chimirec. Vous imaginez notre plaisir à vous faire partager ce moment certainement plus agréable pour nous que je l’espère  pour eux. Je vous invite à réagir sur ce billet. Bien à vous,

Sans nature pas de futur

Déchets toxiques : Chimirec  devant le tribunal correctionnel de Paris en mai

Tiré du journal www.ouestfrance.fr

La société de traitement de déchets industriels Chimirec, son PDG, et six cadres de l’entreprise comparaîtront, les 14, 15, 16, 21 et 22 mai 2012 devant le tribunal correctionnel de Paris. La décision a été rendue ce mardi par la 11e chambre correctionnelle de Paris.

Ils sont poursuivis pour avoir délibérément laissé partir dans la nature des déchets pollués aux PCB (polychlorobiphényles). L’accusation les soupçonne d’avoir, entre 2000 et 2006,« éliminé de façon irrégulière des déchets nuisibles par la dilution d’huiles polluées aux PCB », dans trois de leurs usines, dont l’usine Aprochim de Grez-en-Bouère (Mayenne). En janvier, cette dernière a été mise en cause suite à une contamination aux PCB de terres agricoles alentours. Huit fermes sont, depuis, placées sous séquestre.

Déchets industriels: le PDG et des cadres du groupe Chimirec jugés à Paris

Tiré du journal www.paris-normandie.fr

Le tribunal correctionnel de Paris se penche à partir de lundi 14 mai sur les pratiques du groupe Chimirec, spécialisé dans le traitement de déchets industriels dangereux et accusé de fraudes sur l'élimination d'huiles polluées au pyralène.

Le PDG, Jean Fixot, et six cadres ou ex-cadres de ce groupe international sont soupçonnés d'avoir éliminé "de façon irrégulière" des déchets par la dilution d'huiles polluées aux PCB (polychlorobiphényles) dans trois usines, à Domjevin (Meurthe-et-Moselle), Dugny (Seine-Saint-Denis) et Grez-en-Bouère (Mayenne), entre 2000 et 2006.

Six des sept prévenus sont aussi poursuivis pour faux et usage de faux, pour avoir modifié ou falsifié des rapports d'activités, des registres et des bordereaux de suivi industriel, afin de cacher la réalité à l'administration et à leurs clients.

L'instruction, qui a duré cinq ans, a été conduite au Pôle Santé du Tribunal de grande instance de Paris, à la suite de dénonciations d'anciens salariés.  Chimirec conteste les faits.


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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 22:44

Le procès aura lieu au mois de mai 2012 à Paris

Rappel des faits 

PARIS, 24 septembre 2008 (AFP) -

Deux sociétés spécialisées dans le traitement des déchets et cinq de ses cadres soupçonnés d'avoir écoulé des produits toxiques sans autorisation ont été récemment mis en examen par un juge du pôle santé publique de Paris, a annoncé mercredi le parquet de Paris.

Ces mises en examen ont été réalisées mi-septembre par le juge Pascal Gand dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris en mai 2006, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de l'Est Républicain.

Parmi les mis en cause figurent deux personnes morales: la société Chimirec Est, implantée à Domjevin (Meurthe-et-Moselle) et spécialisée dans la collecte de déchets industriels et sa filiale Aprochim, consacrée au traitement des déchets spéciaux.

Ces entreprises sont soupçonnées d'avoir reçu et écoulé, entre 1999 et 2005 au moins, des produits ne figurant pas dans leur cahier des charges comme des PCB (Polychlorobiphényles).

Les PCB dont font partie le pyralène et la dioxine sont toxiques au contact comme à l'inhalation. Or, ils ont été manipulés par des salariés ne disposant pas de protection adaptée, selon une enquête de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (Oclaest).

Des documents et bordereaux auraient également été falsifiés pour couvrir des opérations illicites. Le PDG des deux sociétés, Jean Fixot, l'ancien président d'Aprochim, Didier Routa, l'ancien directeur de Chimirec, Daniel Baumgarten, le directeur adjoint de cette entreprise Franck Hemstetter, et un chimiste de Chimirec, Yves Carrier, sont également poursuivis par la justice.

Les sept protagonistes du dossier, personnes morales et physiques, ont tous été mis en examen pour "élimination irrégulière de déchets nuisibles, exploitation d'installations classées sans autorisations requises, fourniture d'informations inexactes à l'administration, faux et usage de faux et obstacle à la manifestation de la vérité".

Ils ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire avec le versement d'une caution allant jusqu'à 40.000 euros pour les personnes morales.

L'information judiciaire comporte également un volet amiante pour lequel le chef de "mise en danger de la vie d'autrui" a été retenu par le parquet de Paris. Mais aucune personne n'est pour l'instant poursuivie pour ces faits dans le dossier, a-t-on précisé de même source.

pr/mm/asl

ENQUÊTE-DÉCHETS -

24/09/2008 19h15 - AFP --

Service : Nouvelles de France

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:35
L'usine de la peur

Créé le 11-01-2012 à 11h20 - Mis à jour le 12-01-2012 à 13h33     

Sophie Des Deserts
 
Par Sophie Des Deserts

En 1990, Aprochim a installé un centre de retraitement de déchets souillés aux PCB à Grez-en-Bouère (Mayenne). Depuis des signes de contamination sont apparus.


 

L'usine d'Aprochim. En décembre dernier, le parquet de Laval a ouvert une information pour "mise en danger de la vie d'autrui et pollution. (Laetitia Notarianni-Abaca pour le Nouvel Observateur)

L'usine d'Aprochim. En décembre dernier, le parquet de Laval a ouvert une information pour "mise en danger de la vie d'autrui et pollution. (Laetitia Notarianni-Abaca pour le Nouvel Observateur)
SUR LE MÊME SUJET

 

"Pas d’inquiétude", a dit le pédiatre. En juillet, Anne consultait pour sa fille, Mélissa, 6 ans, qui se plaignait de douleurs aux "tétons" (1). Durant l’été, ils se sont mis à rougir et à grossir. Sur le torse frêle, une poitrine a surgi. Comme si, dans ce corps d’enfant, les hormones devenaient folles.

Du poison dans le bocage

Au CHU, les médecins ont découvert d’autres signes troublants : un kyste à l’ovaire, un utérus et des lèvres vaginales anormalement développées. Le diagnostic n’a pas tardé : puberté précoce. Immédiatement, Anne n’a songé qu’à elle : Aprochim, l’usine qui, toute sa jeunesse, à deux pas de la ferme familiale, a déversé ses odeurs âcres, ses fumées grisâtres. Et qui trône à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de la maison où elle vit aujourd’hui. Dans l’horizon de la jeune femme, il y a toujours eu ce bloc de béton blanc, comme un ovni tombé au cœur de la campagne mayennaise, à la sortie de Grez-en-Bouère, non loin des terres de François Fillon.

Au fil des ans, les gens avaient fini par oublier qu’on y traitait des déchets souillés au polychlorobiphényles, communément appelés PCB. Personne n’imaginait qu’au lieu d’éliminer le poison l’usine le disséminait tout autour. Il y a un an, des traces de PCB ont été retrouvées dans le lait des fermes voisines de l’usine.

"Mise en danger de la vie d'autrui..."

Depuis, le bourg de 990 habitants vit au rythme des contrôles et des mises sous séquestre. Dans ces contrées où les bêtes sont toute la richesse, on a d’abord pleuré les 400 bovins partis à l’équarrissage. Comme si le poison d’Aprochim ne menaçait pas les hommes. On ne sait rien, aucune étude épidémiologique n’a été menée, mais le cas de Mélissa et d’autres, le sort d’anciens ouvriers de l’usine, aujourd’hui décédés, plongent le village dans l’angoisse. Les PCB sont connus pour être des agents troubles fragilisant l’appareil reproducteur, affaiblissant le système immunitaire, générant un diabète avec risque d’infarctus et favorisant les cancers.

On est là face à un dossier extrêmement sensible", indique le directeur adjoint de l’Agence régionale de Santé.

Mi-décembre, le procureur de Laval a enfin annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour "mise en danger de la vie d’autrui et pollution". L’usine, elle, continue de tourner. [•••]

(1) Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressés

> Retrouver l'intégralité de l'enquête dans "le Nouvel Observateur" du jeudi 12 janvier, Sophie des Déserts raconte vingt ans d'illusions, de mensonges et d'aveuglement.

Sophie Des Deserts
 
Par Sophie Des Deserts
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:06

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 20:48

Article de presse.

Vue sur le site du Dauphiné Libéré 19/09/2011

http://www.ledauphine.com/isere-nord/2011/09/18/chimirec-autorisee-a-s-implanter

 

Les uns la redoutaient. Les autres l’attendaient avec impatience. L’autorisation d’exploiter a été délivrée, sans surprise, par le préfet de l’Isère à l’entreprise Chimirec Centre-Est qui souhaite installer une plate-forme régionale de tri, transit, regroupement et prétraitement de déchets industriels dangereux (1) sur la commune de Bouvesse-Quirieu.

Après le feu vert du Coderst (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) mi-juillet, l’arrêté préfectoral est finalement tombé au cœur de l’été. Daté du 18 août, il n’a été porté à la connaissance du public qu’en fin de semaine dernière. « C’est le délai habituel de transmission, assure Jean-Claude Champier, le maire de Bouvesse-Quirieu. L’arrêté nous est parvenu en mairie, vendredi. Il a été affiché immédiatement ».

Les travaux de défrichement du terrain, situé au lieu-dit l’Étang, doivent démarrer à l’automne. « Il faut prévoir un an de chantier pour un démarrage de l’activité début 2013, annonce l’élu. Une trentaine d’emplois doivent être créés, dans la mesure du possible au plan local. »

L’édile se veut rassurant quant à l’impact environnemental de cette installation classée. « L’entreprise Chimirec a fait d’importantes concessions sur le plan environnemental, avec l’instauration de mesures compensatoires. Sur ses quatre hectares de terrain, un hectare sera réservé pour la création d’une mare écologique. Par ailleurs, les terrains entourant le site ont été classés en zone naturelle. Chimirec ne pourra donc pas s’étendre au-delà ». L’arrêté prévoit, en outre, la création d’une Clis (commission locale d’information et de surveillance), qui sera présidée par le sous-préfet de la Tour-du-Pin.

« Le risque zéro n’existe pas »

Il n’en demeure pas moins, que certains habitants de Bouvesse-Quirieu s’interrogent et s’inquiètent, notamment du trafic de camions, en provenance de toute la région Rhône-Alpes, que l’activité va engendrer.

L’association Sans nature pas de futur reste, pour sa part, farouchement opposée à ce projet. En écho au parc naturel des Boucles du Rhône à l’étude, Mireille Alexandre, la présidente, dénonce le « parc surnaturel de Bouvesse-Quirieu avec ses 30 000 tonnes de déchets industriels dangereux qui seront entreposés à 220 m des premières habitations. Le risque zéro n’existe pas, l’actualité nous le prouve, hélas, régulièrement ».

L’association plaide toujours pour un projet alternatif à Arandon, où Chimirec a installé des bureaux provisoires pour ses commerciaux. La communauté de communes du Pays des couleurs y possède bien des terrains. « Mais ils ne sont pas contigus, ni viabilisés. Qui plus est, il faudrait repartir dans de lourdes démarches administratives », rétorque le maire de Bouvesse-Quirieu.

« Nous n’avons pas dit notre dernier mot, annonce Mireille Alexandre. Il nous reste les recours en justice, entre autres ».

(1) Nature des déchets admis : diluants, peintures, encres, colles, résines, acides, filtres à huile et carburant, produits de laboratoire, liquide de refroidissement, huiles de vidange, piles, aérosols, etc.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 23:33

Des primes aux résultats "en fonction de critères édictés par le gouvernement en matière de sécurité publique, routière ou d'aide à l'emploi" sont versées "très discrètement" aux préfets et aux sous-préfets depuis fin 2009, révèle lundi Le Parisien. Le quotidien populaire estime que "ces bonus peuvent s'échelonner de 41 000 à 66 000 euros par an". Un préfet touche, en moyenne, 8 000 euros par mois, le traitement d'un sous-préfet à sa sortie de l'école est, lui, fixé à 3 600 euros pouratteindre près de 7 000 euros en fin de carrière.

Les préfets se verraient ainsi fixer des objectifs à atteindre chaque année, en matière de sécurité publique, de sécurité routière et de nombre de contrats aidés pour le retour à l'emploi. Selon Le Parisien, les expulsions d'étrangers sans papiers seraient aussi prises en compte. Le travail des préfets — ils sont cent vingt-six — est évalué par les services du ministre de l'intérieur, les primes des sous-préfets — ils sont quatre cent cinquante — étant décidées par les préfets. L'information peutsurprendre, pourtant, ces primes de fonction et de résultats (PFR) aussi appelées "indemnités de responsabilité" ont été entérinées par un décret du ministère de l'intérieur du 7 novembre 2009.

Interrogé sur ces primes par le journal, Olivier Boisteaux, président du Syndicat indépendant des commissaires de police, estime qu'il s'agit du "système des bonus bancaires appliqué à la fonction publique" et pense que "ce système de primes pourrait pousser les fonctionnaires à falsifier les statistiques".

"Les primes sont un moyen de récompenser ces grands serviteurs de l'Etat,soutient-on à la sous-direction du corps préfectoral. C'est un peu du système libéral que l'on introduit dans la fonction publique, mais ces primes sont encadrées et répondent à des règles de transparence et d'équité."

"Dans la réalité, les préfets et sous-préfets ne touchent jamais le montant maximal qui peut leur être accordé", affirme la sous-direction du corps préfectoral auParisien"En moyenne, ces primes s'élèvent entre 30 000 euros et 40 000 euros à l'année." "Dans la réalité, les préfets et sous-préfets touchent, chaque mois, une avance sur leur prime avant de se voir verser le reliquat en fin d'année, si les critères sont remplis".

Source : le monde.fr

 

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Des primes aux résultats accordées aux préfets
Le gouvernement a décidé que les sous-préfets et préfets pourront toucher chaque année jusqu'à 41 000 € et 66 000 € de bonus en fonction de leurs résultats.
 28.08.2010
Peut-on récompenser un préfet ou un sous-préfet comme un employé méritant d'une entreprise privée? Le gouvernement a déjà répondu par l'affirmative. Depuis la fin de l'année dernière, et dans la plus grande discrétion, ces hauts représentants de l'Etat en poste dans une région ou un département se voient verser des « superprimes » en fonction de leurs résultats. Préfets et sous-préfets sortis pour la plupart de l'Ecole nationale d'administration (ENA) sont soumis à des objectifs à atteindre en terme, de sécurité publique, de sécurité routière et d'aide à l'accès ou au retour à l'emploi. Si tous ces critères sont remplis, leur prime peut alors atteindre 41000 € pour un sous-préfet et 66000 € pour un préfet. Ces « bonus » s'ajoutent naturellement au salaire. Un préfet touche, en moyenne, 8000 € par mois, le traitement d'un sous-préfet à sa sortie de l'école est, lui, fixé à 3600 € pour atteindre près de 7 000 € en fin de carrière. « Les primes sont un moyen de récompenser ces grands serviteurs de l'Etat, soutient-on à la sous-direction du corps préfectoral. C'est un peu du système libéral que l'on introduit dans la fonction publique, mais ces primes sont encadrées et répondent à des règles de transparence et d'équité. » Les 126 préfets et 450 sous-préfets en poste actuellement semblent avoir adhéré à l'idée d'être jugés sur « leur manière de servir » et « les résultats obtenus ». Mais toute la fonction publique pourrait être soumise à ce système d'ici peu. Alors que certains réclament déjà l'application de ces primes à leur corps, comme celui des commissaires de police, d'autres dénoncent les inégalités et les dangers engendrés par cette rétribution aux résultats. « Le risque est de voir des préfets mettre la pression pour faire baisser artificiellement les chiffres de la délinquance, dénonce un policier. Par ailleurs, ces primes sont accordées dans le plus grand secret. Personne ne sait combien le voisin touche. » Enfin, en période de rigueur et alors que des mesures de restriction budgétaires sont demandées dans tous les ministères, les primes attribuées aux préfets pourraient bien déclencher une nouvelle polémique.  
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Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique A la une

source : http://www.leparisien.fr/politique/des-primes-distribuees-aux-prefets-les-plus-meritants-28-06-2010-980247.php

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 12:08
Usine Aprochim à Grez-en-Bouère (Mayenne) : pas de reprise sans protocole d’indemnisation
 

Si Aprochim ne signe pas de protocole d’indemnisation sur d’éventuels préjudices à venir, pas question pour cette usine de décontamination de Grez-en-Bouère (Sud-Mayenne) de reprendre à plein régime pour trois mois, les tests imposés par l’État.

 

Il y a six mois, des traces de pollutions avaient été relevées autour de cette usine spécialisée dans la décontamination des PCB (d’anciens isolants électriques). Des évaluations sanitaires pour les riverains ? Une autre interrogation qui devrait être levée le 11 juillet, date à laquelle le ministère de la Santé dira si, oui ou non, il accepte de procéder à des évaluations sanitaires sur la population vivant près d’Aprochim.

 

Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Usine-Aprochim-a-Grez-en-Bouere-Mayenne-pas-de-reprise-sans-protocole-d%E2%80%99indemnisation_6346-1864012-fils-tous_filDMA.Htm

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:39
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Photo du Dauphiné Libéré

 

Le 26 mai 2011 : SCANDALE
ENVIRONNEMENT.
Un nouveau scandale depollution aux PCB

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Pendant des années, trois usines du groupe Chimirec (dont celle ci-dessus, en Mayenne) ont rejeté sciemment dans la nature des produits interdits. Au mépris de la loi, de la santé de leurs employés et de celle des riverains. Les dirigeants seront renvoyés en correctionnelle.

(LP/YVES BOITEAU.)
ENVIRONNEMENT.
Un nouveau scandale depollution aux PCB
Le PDG du groupe Chimirc et six cadres de l’entreprise sont renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils sont accusés d’avoir délibérément triché sur la pollution émise par leurs usines françaises.
 
Frédéric Mouchon avec Yves Boiteau à Angers | 26.05.2011, 07h00

Cette usine de traitement de déchets dangereux, les habitants de Grez-en-Bouère (Mayenne) n’en voulaient pas. Par référendum local, en 1988, ils avaient voté non à son installation dans la commune. A l’époque, les responsables locaux avaient passé outre. Plus de vingt ans après, leurs craintes se révèlent fondées : l’entreprise Aprochim, propriété du groupe Chimirec, est en train de devenir le point de départ d’un nouveau scandale environnemental.



Des amendes peu dissuasives

Le PDG du groupe Chimirec, société internationale de traitement de déchets dangereux, et six cadres ou ex-cadres sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris. Motif : après cinq ans d’instruction, ils sont accusés d’avoir sciemment laissé partir dans la nature des produits contaminés aux PCB.

Des patrons pollueurs au tribunal, le fait est rare. Et les spécialistes de l’environnement se réjouissent de cette décision. « La police de l’environnement est éclatée en plusieurs corps de fonctionnaires qui manquent de moyens, souligne l’avocat spécialiste de l’environnement Arnaud Gossement. Il y a 500 000 installations classées en France mais seulement 1 300 inspecteurs pour les vérifier, ce qui aboutit à un contrôle tous les dix ans en moyenne. » « Non seulement il n’y a pas assez d’inspecteurs pour dresser les PV, mais les amendes ne sont pas assez dissuasives pour les pollueurs », déplore Marc Senant, coordinateur du réseau risques industriels à France Nature Environnement. Les procureurs ne sont en outre pas très enclins à donner suite aux affaires environnementales, sauf si elles sont très graves. »

Autre difficulté : la recherche de preuves. « Comment faire pour retrouver parmi une dizaine d’usines la source exacte de la pollution d’une portion de fleuve aux PCB ? » s’interroge Marc Senant. L’association Robin des Bois a ainsi porté plainte pour délit de pollution des eaux douces et de mer par les PCB auprès de quatorze tribunaux, mais cinq ont déjà « classé l’affaire sans suite, faute de responsable clairement identifié ». Dans l’affaire que nous révélons aujourd’hui, la justice va bien passer.
Source: http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/un-nouveau-scandale-depollution-aux-pcb-26-05-2011-1467313.php

RAPPEL des faits : le 11 mai 2011
Pollution aux PCB : perquisition en Mayenne

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 11 mai 2011 à 21h46 Mis à jour le 11 mai 2011 à 21h46  


Cinq mois après la découverte d'une pollution aux PCB (polychlorobiphényles) à Grez-en-Bouère en Mayenne, plusieurs dizaines de gendarmes ont mené mercredi une perquisition dans les locaux de l'entreprise Aprochim (groupe Chimirec), spécialisée dans le traitement de déchets industriels.


Selon une source proche de l'enquête, cette opération, "purement scientifique", visait notamment à effectuer un certain nombre de prélèvements à des fins d'analyses et faisait suite à une plainte pour "pollution" déposée au cours de l'hiver. "Ils ont interrogé le personnel, regardé dans des dossiers et fait des prélèvements", a confirmé le directeur d'Aprochim, Alain-Henri Kéravec. La perquisition, a-t-il dit, fait "suite à une plainte déposée par la préfecture" après la découverte de pollutions aux PCB dans des fermes.


"Nous avons toujours respecté les normes de rejets fixé par l'arrêté préfectoral, mais le problème est que les normes sanitaires sont plus sévères", a-t-il expliqué. "Il y a un grand décalage entre les normes environnementales et les normes sanitaires", a-t-il ajouté.

 

Source : http://www.europe1.fr/France/Pollution-aux-PCB-perquisition-en-Mayenne-537911/

 

 

 

Le 23.01.2011

 

CONTAMINATION

La pollution aux PCB continue en Mayenne
GREZ-EN-BOUÈRE (MAYENNE)
 
23.01.2011
Accident ou problème de fond ?

Après la révélation, il y a dix jours, de la présence de traces de PCB (polychlorobiphényles) au-delà des normes réglementaires, dans du lait produit à Grez-en-Bouère (Mayenne), près d'une usine de traitement de déchets industriels, la question reste posée.
Vendredi, la préfecture de la Mayenne a rendu publics les résultats des analyses complémentaires qu'elle avait commandées dans douze exploitations agricoles voisines de l'entreprise Aprochim (groupe Chimirec), spécialisée dans la décontamination de transformateurs électriques. « Contrastés », ces résultats ont fait cependant apparaître un nouveau taux supérieur à la limite tolérée de 6 picogrammes de PCB par gramme de matière grasse dans le lait d'une ferme — différente de celle visée par l'alerte initiale —, un autre légèrement en dessous, et deux au-dessus du seuil dit de vigilance (2 picogrammes). Par mesure de précaution, le lait collecté, depuis une semaine, dans la première exploitation, va être détruit. Et sa livraison est suspendue jusqu'à nouvel ordre. Des investigations étendues Point commun de ces quatre fermes, toutes se situent au nord-est de l'usine, dans le champ des vents dominants. D'où la décision des services de l'Etat d'« étoffer » ses investigations sur une dizaine d'autres exploitations, potentiellement exposées aux rejets atmosphériques de l'usine. « Il nous faut savoir si le problème est la conséquence d'une pollution diffuse ou d'un dysfonctionnement des systèmes de traitement », explique Vincent Designolle, chef du service risques naturels et technologiques à la direction régionale de l'environnement des Pays de la Loire. Autre mesure de précaution, Aprochim va devoir diminuer de moitié l'activité de son usine mayennaise et renforcer ses contrôles d'impact environnemental. « Nous n'avons pas à rougir de ce que nous faisons, commente Alain-Henri Keravec, son directeur. Le dossier est suivi par l'Etat depuis longtemps. S'il y avait un danger, notre entreprise ne serait plus ouverte. »

Source  : Le Parisien :

http://www.leparisien.fr/societe/la-pollution-aux-pcb-continue-en-mayenne-23-01-2011-1239375.php

 

 

Cet article vous intéresse : cliquer sur ces liens pour en savoir plus :

 

Chimirec

 

chimirec

 

Pour en savoir plus sur la pollution au PCB en France :


Association Robin des bois


link

 

http://www.robindesbois.org/recherche.php

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 16:49

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Principe de précaution pour l'environnement !

 

Existe t'il un lien entre certains cancers et notre environnement ?

 

Une question que l'association environnementale de Montalieu " Sans Nature Pas de Futur" préside Mireille ALEXANDRE a souhaité mettre en débat en invitant un spécialiste en la personne de Dominique Belpomme, professeur des universités au centre hospitalier Necker-enfants malades et actuellement cancérologue à l'hôpital européen Georges Pompidou, à Paris.

Un éminent médecin par ailleurs président de l'association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (ARTAC).

 

Les chiffres l'attestent, les cancers sont en augmentation depuis une vingtaine d'années.

 

Les évolutions démographiques et de nouvelles pratiques médicales comme les dépistages en sont une raison  mais certains affirment que cette augmentation pourrait être due aux modifications de notre environnement.

 

Et le professeur Belpomme est de ceux là. Selon son propre constat, les trois quarts des cancers seraient liés à la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement. Une dégradation principale causée par la vaste gamme de polluants industriels, alimentaires ou technologiques mis sur le marché.


" Comme dans tous les pays industrialisés, ces cancers touchent particulièrement les enfants. Parmi les fréquents : leucémies, tumeurs cérébrales, rénales et osseuses.

Mon rôle est de défendre la santé des populations, de défendre aussi les faibles contre les forts" fit valoir le professeur Belpomme.

Ne restant plus qu'à agir avant que le désastre ne s'installe et ce, comme l'a rappelé l'intervenant, sans pour autant empêcher un système économique de se développer.

La solution évoquée est que le principe de précaution soit appliqué, en conformité avec le concept de développement durable, quand certaines activités, technologies, ou produits risquent de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l'environnement.

 

C'est la forte demande de l'association " Sans Nature Pas de Futur" notamment pour la construction du centre "CHIMIREC" de collecte et traitement de déchets industriels dangereux.

 

Source : Le Dauphiné Libéré du dimanche 24 avril 2011

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Ci-joint quelques photos de la réunion avec le Professeur Belpomme à Montalieu-Vercieu du vendredi  22 avril 2011 à l'ancienne cantine de Montalieu-Vercieu.

 

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Le professeur Belpomme lors de la conférence


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Une soixantaine de personnes présentent à cette conférence

 

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Le professeur Belpomme Dominique :

pour en savoir plus cliquer sur ces liens

Professeur Belpomme : Conférence le vendredi 22 avril 2011 à Montalieu-Vercieu

Le cancer touchera un enfant sur 440 : Article du Parisien du 28 décembre 2010

 

P1060167.JPG

 

Pour en savoir plus : cliquer sur ces liens : 

Chimirec

 

article de presse


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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:27

 

Journal de l’environnement

 

Risques & Santé

Pollution environnementale: «Il est grand temps d’agir»

Le 13 avril 2011 par Geneviève De Lacour

 

«Il est grand temps d’agir»: c’est ainsi que Charles Sultan, professeur de pédiatrie à l’université de Montpellier, a conclu la première journée du troisième colloque de l’Appel de Paris, lancé en 2004 par le cancérologue Dominique Belpomme.

C’est l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) qui a réuni ce colloque, mardi 12 et mercredi 13 avril, à l’Unesco à Paris. Selon l’Artac, le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement. Plusieurs scientifiques accusent les autorités de ne rien faire face à la menace que fait peser la pollution sur la santé des enfants et donc sur les générations à venir. «En dépit de ces preuves et arguments, il n’y a pas de traduction politique de l’inquiétude que nous véhiculons», a insisté Charles Sultan, qui a travaillé sur les conséquences du Distilbène, un médicament prescrit contre les fausses couches.

300 pédiatres, gynécologues, obstétriciens, chercheurs et professionnels de la santé ont participé aux débats, centrés sur l’impact de la pollution sur les enfants, particulièrement vulnérables. «Il y a une programmation très précoce de ce qui va se passer à l’âge adulte», a souligné le professeur Patrick Fenichel, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Pesticides, Bisphnol A, phtalates, les preuves s’accumulent contre les perturbateurs endocriniens qui agiraient sur l’organisme dès le stade fœtal. Selon Gilles-Eric Séralini, professeur en biologie moléculaire à l’université de Caen, les pesticides «empêchent les communications cellulaires». Selon lui, «jusqu’à présent, les évaluations réalisées ont sous-estimé les temps et la durée d’exposition à ces polluants. Les effets hormonaux, neuro-endocrinaux n’ont pas été pris en compte dans la toxicologie classique. L’épidémiologie n’étudie pas les effets à retardement, ni celui des cocktails de produits. Et les agences réglementaires sont hors du coup».

Philippe Grandjean, professeur adjoint de santé environnementale à l’école de santé publique d’Harvard (Etats-Unis), a étudié les effets des substances neurotoxiques sur le développement du cerveau et notamment les effets du mercure sur les enfants. Il estime à environ 200 le nombre de substances neurotoxiques (dont beaucoup des métaux lourds). Pour le mercure, ses effets nocifs sont connus depuis 1943. Sous sa forme méthyl mercure, il provoque des retards de croissance chez l’enfant, des effets qui apparaissent lorsque le cerveau se développe. «Jusqu’à présent, nous avons sous-estimé le degré de toxicité du mercure», a expliqué Philippe Grandjean. «Nous n’avons qu’une chance de développer notre cerveau, c’est pourquoi nous devons le protéger.»

«De nombreux résultats de recherches scientifiques ont été mis sur la table, aucun politique ne peut dire aujourd’hui nous ne savions pas’», a insisté Jean Huss, membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le parlementaire a annoncé la prochaine publication d’un rapport européen sur l’indépendance de l’expertise scientifique.

Lors de son intervention, Gilles-Eric Séralini a demandé que les industriels ne fassent plus partie des comités d’évaluation des produits et qu’ils financent les expertises via un fond public.

«Transparence, pluralité et financement public, c’est ce que nous demandons aux grandes agences d’évaluation comme l’Efsa», a complété Jean Huss. Le parlementaire a également demandé que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) s’empare à nouveau et rapidement du problème du mercure dans les amalgames dentaires. Un sujet que les lanceurs d’alerte évoquent depuis déjà quelques années. L’Afssaps avait émis un avis en 2007 à ce sujet. Elle considérait que «l’amalgame dentaire [était] un matériau d’obturation de bonne qualité et que le maintien de son utilisation en chirurgie dentaire [était] justifié».

Selon Dominique Belpomme, il faudrait inclure la santé dans le principe de précaution qui ne concerne à présent que l’environnement. «Cela donnerait un argument juridique aux victimes de pollution», a-t-il complété.

Gilles-Eric Séralini a souligné l’absence de transparence sur les données brutes qui servent à la commercialisation des pesticides. Il a aussi demandé qu’un statut de lanceur d’alerte soit créé. L’idée avait été évoquée par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie. «Il faudrait que cette proposition, lancée initialement par Corinne Lepage, soit remise à l’ordre du jour», a-t-il conclu.

 

Voir article précédent sur le Distilbène

http://www.journaldelenvironnement.net/article/distilbene-des-effets-jusqu-aux-petits-enfants,22478

 

 

 

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