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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 09:09

UN EXEMPLE A NE PAS SUIVRE, et pourtant ... 

L'enterrement de ce scandale environnemental a donné lieu à un film

" la juge et la dioxine "

Depuis 1992, on a guère avancé, même si l'incinération des déchets est reconnue comme une mauvaise solution par l' ADEME, ZEROWASTE ( anciennement le CNIID ) et autres associations  ... 

A ce jour, les normes de rejets de cheminées des incinérateurs datent toujours de 2002, changement prévu dans 4 ans ... 

 

APPEL CITOYEN POUR RESISTER A L'ENTERREMENT OFFICIALISE - DEPUIS LE MERCREDI 21 NOVEMBRE 2012 - D'UN SCANDALE ENVIRONNEMENTAL SANS PRECEDENT EN FRANCE, CONSIDERE COMME EMBLEMATIQUE AU NIVEAU EUROPEEN : « L'AFFAIRE 
DES DIOXINES DE L'INCINERATEUR DE GILLY-SUR-ISERE (Albertville, Savoie,France) »


Nous continuons à vouloir résister à  l'enterrement annoncé de cette affaire que nous vivons depuis ses débuts.
 

Merci de donner l'occasion à tous les citoyens épris de justice et de
démocratie, aux militants associatifs, aux amoureux de la nature, aux curieux d'informations sérieuses et complètes, prises à la source, de  lire sur www.pierre.ivanes.free.fr le site du lanceur d'alerte des pollutions de l'incinérateur depuis 1992, et merci de faire circuler cette info.

Ce drame sans précédent devait être traité comme un cas exemplaire, emblématique des lancements d'alertes environnementales, du Principe de Précaution, du déni de responsabilité des élus gestionnaires du site et de la société exploitante.

Comment veut-on que les futurs responsables de sites dangereux tirent des leçons pour l'avenir si un tel procès public et sa médiatisation ne participent pas à UNE PRISE DE CONSCIENCE décidemment urgente en matière de protection de l'Environnement ?

Or, nous nous heurtons à une incurie médiatique impressionnante. Sans une information de fond, il nous semble vain et même hypocrite de pleurer les victimes, les sols et le foin contaminés, le lait détruit, les troupeaux abattus, et le combat associatif long et ingrat ; dont Pierre Ivanès peut largement témoigner !

Mercredi 21 novembre 2012, nous apprenons par des annonces laconiques la relaxe de l'exploitant de l'incinérateur, la société NOVERGIE Centre-Est,qui avait fait appel en 2011 de sa condamnation à 250 000 euros d' amende.

Le Simigeda, propriétaire et gestionnaire de l'incinérateur, syndicat
d'élus de tous bords, ayant en effet échappé au procès en se dissolvant
purement et simplement en 2009, Novergie se trouvait seule à la barre.
Le Dauphiné Libéré commente à peine ce qu'il semble considérer comme la fin inévitable des 10 ans d' action judiciaire concernant  l'affaire des dioxines » de l'incinérateur de Gilly-sur-Isère (fermé en 2001 après révélation OFFICIELLE et TARDIVE de pollutions anormales).

Ces brèves ne nous expliquent toujours pas ce qu'est devenue la plainte de Novergie contre le Simigeda , ( pour entrave à la justice et organisation frauduleuse d'insolvabilité).

La plainte de Novergie contre le Simigeda ( étonnante alors que la société semblait pouvoir régler l'amende requise  et se débarrasser du procès, mais, apparemment affaire de principe) aurait pourtant pu faire rebondir le procès, du moins donner envie aux médias de traiter sérieusement le sujet, revenir sur les responsabilités de chaque partie.

Ces brèves ne parlent pas non plus de l'indemnisation prévue pour les différentes associations de victimes à la barre des plaignants depuis 2002.

Le volet judiciaire semble bel et bien terminé, même s'il nous manque ces informations.

Le volet scientifique et sanitaire nous semble bien peu exploré, alors
qu'il y a peut-être des toxicologues à interroger, qu'il aurait
fallu associer aux enquêtes.

L e volet médiatique ne cesse de nous impressionner par son incurie. Le scandale de  Gilly-sur-Isère sera peut-être commenté un jour également comme un scandale médiatique.

Le volet politique est vide, ce qui est incompréhensible vu l'ampleur
nationale de l'affaire. Peut-être parce que Gauche, Droite, Verts étaient
tous impliqués dans la gestion de l'incinérateur!

Le volet associatif nous est toujours incompréhensible. L' Acalp, créee pourtant après la fermeture de l'incinérateur a occupé le devant de la scène, avec l'avocat Me Billet souvent seul cité par les médias, alors qu'il y avait d'autres avocats, d'autres plaignants,
d'autres associations, d'autres points de vue, et peut-être
d'autres pistes qui auraient permis d'éviter cette impasse
judiciaire.

Le volet nature (dont le devenir du site pollué) ne semble plus intéresser personne, ce qui est inexplicable à notre époque de préoccupation  environnementale.
Même les études parues sur « l'affaire des dioxines » (de nombreuses
études sociologiques, françaises et européennes, sorties sur cette affaire emblématique et même des études sur son traitement médiatique ) sont à notre  connaissance, toutes tombées plus ou moins dans les travers constatés dans les médias.

Reste le volet citoyen, le volet critique, essentiel dans tous les combats
associatifs environnementaux : en parler, faire circuler une autre source
d'information, demander aux médias de faire un travail
d'autocritique et d'investigation,  interpeller nos élus sur le
principe de précaution et l'écoute des lanceurs d'alerte, demander
des comptes, s'étonner, s'indigner, s'informer !

Tant qu' il y aura des citoyens curieux et critiques, à réagir, chacun
selon ses possibilités, pourra s'informer,  « l'affaire » existe toujours.

Alors, terminée, « l'affaire des dioxines » de l'incinérateur de
Gilly-sur-Isère ?

Et si nous nous interrogions maintenant sur le déroulement judiciaire de cette affaire depuis dix ans, sur les orientation prises, les pistes écartées,l'absence étonnante du témoignage du principal lanceur d'alerte, les questions laissées sans réponse ?

Et si nous interrogions les grands scientifiques sur les pistes de recherche qu'ils ont, ou auraient suggéré si on les avait interrogés pour apporter des preuves d'incidence sanitaire des différents polluants en cause sur le site ?

Et si, au-delà du volet judiciaire, l'on se penchait enfin sérieusement
sur les raisons du drame de Gilly-sur-Isère avant les années 2000, sur
l'inertie des pouvoirs publics, la surdité des élus de tous bords, devant
des alertes pourtant inlassables ?

Et si l'on commentait le traitement médiatique de l'affaire ?

Traitement spectaculaire en 2001 quand les médias, locaux et nationaux, ont soudain fait leurs Unes indignées sur des pollutions dont on elles étaient également prévenues en vain, puis traité par le petit bout de la lorgnette avec  des années durant la simple annonce de mises en examen de personnalités, qui ont fini par lasser, avec la répétition des mêmes informations, superficielles,partielles, voire erronées, occultant les questions de fond ; et pour finir ce silence surprenant. Nous étions sans doute fort naïfs d'espérer que des journalistes pourraient faire des investigations réelles, au lieu de tendre leurs micros aux éternels mêmes acteurs.

Pierre Ivanès a ouvert son site dans ce but : témoigner de son combat de lanceur d'alerte, de sa connaissance de l'affaire et de ses acteurs, donner des faits, poser des questions, interpeller, chercher d'autres pistes d'investigations.

Merci d'avance!

Pour voir le site site www.pierre.ivanes.free.fr

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Published by Sans Nature pas de Futur - dans Santé & Environnement
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commentaires

André Ramirez 30/11/2012 18:17


Cette affaire est lamentable ! j'avais vu le reportage " la juge et les dioxines " et je m'attendais à un autre résultat . Quel courage de la part de Mr Pierre Ivanès que de vouloir faire
connaître la triste réalité.


 

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